mardi 5 décembre 2017

Le député des Côtes d'Armor Hervé Berville (LREM) découvre en direct ce qu’est la « prime de Noël »


Le député Hervé Berville (LREM) découvre en direct ce qu’est la « prime de Noël »


Le député (LaRem) Hervé Berville était pour la première fois l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi sur BFMTV et RMC. Interrogé sur la reconduction de la prime de Noël, l’élu des Côtes-d’Armor assure d’abord ne pas en percevoir. « Pas vous, mais les Français?« , lui rétorque alors Jean-Jacques Bourdin. « Je n’ai pas d’informations sur ce sujet (…) Je pense qu’elle sera reconduite« , conclut Hervé Berville.


vendredi 17 novembre 2017

Deux hommes s'introduisent dans le Carmel de Verdun et exhortent les sœurs à se convertir à l'islam

FAIT DIVERS. Le Carmel de Verdun a été victime la semaine dernière d'une intrusion d'islamistes, relate L'Est Républicain vendredi 17 novembre.
Les deux hommes seront jugés en avril prochain.

Les faits se sont déroulés le 10 novembre dernier. Au moment de l'office des vêpres, deux individus d'une trentaine d'années, barbus et en jeans basket, se sont présentés à l'accueil du Carmel de Verdun (Meuse), rapporte jeudi 16 novembre L'Est Républicain. "Ils ont demandé (à la sœur à l'accueil, ndlr), s'ils pouvaient aller dans la chapelle. Elle a dit oui", explique l'évêque de Verdun, Mgr Gusching.


Une fois dans la chapelle, "ils ont prié en arabe pendant les vêpres", poursuit l'homme de foi. "Ils se sont présentés comme des annonciateurs et leur ont dit : si vous ne vous convertissez pas, vous irez en enfer". L'un d'eux "aurait rédigé les mots 'Allah Akbar' sur le livre d'or de l'église", selon le procureur de la République de Verdun Guillaume Dupont. Puis, ils sont repartis "en remerciant la sœur pour son accueil", précise l'évêque.

JUGÉS LE 28 AVRIL PROCHAIN

Un incident qui fait automatiquement penser à l'attentat de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray du 26 juillet 2016. Fort heureusement, il n'en est rien. Les deux hommes n'ont pas usé de violences envers les sœurs et "aucun lien avec le terrorisme islamiste n'a été démontré", écrit le quotidien. 

Les deux hommes ont tout de même été interpellés à Verdun le lendemain et placés en garde à vue avant d'être déférés deux jours plus tard. Placés sous contrôle judiciaire, ils ont été libérés et seront jugés par le tribunal correctionnel de Verdun le 28 avril 2018. Tous les deux encourent une peine de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

L'IMAM DE VERDUN CONDAMNE FERMEMENT L'INCIDENT 

Selon l'imam de Verdun, Abdelkrim Aïtelkaid, "le plus jeune s'est converti il y a deux ou trois mois". Les deux hommes sont venus un jour à la mosquée "et ne se sont pas comportés normalement. Ce jour-là, je n'étais pas là, mais la communauté les a un peu arrêtés et mis dehors", explique-t-il, précisant être allé voir par la suite le plus jeune "pour lui expliquer que ce n'est pas comme ça que l'on fait". 

L'imam a par ailleurs condamné leur intrusion dans le Carmel de Verdun. "Ça ne se fait pas de faire ça. Ce n'est pas normal. On ne va pas violer la sacralité d'un lieu de culte", s'insurge-t-il, assurant qu'il irait voir "prochainement voir les sœurs et l'évêque".

jeudi 26 octobre 2017

Partis en Syrie, des jihadistes français touchaient toujours leurs allocations

Le Figaro révèle qu'un Français sur cinq ayant rejoint les rangs de Daech aurait continué à percevoir des allocations sociales. Pire, le groupe terroriste serait passé maître dans l'art du financement grâce à des fonds publics venus d'Europe. En réponse, une unité spéciale de la police traque ces fuites d'argent.
On savait déjà que les combattants de Daech organisaient des opérations terroristes grâce à des crédits à la consommation, comme ce fut le cas pour l'attaque de l'Hyper Cacher en janvier 2015, financé grâce à un prêt Cofidis. Désormais, on apprend que le terrorisme profite aussi de l'argent public. Dans son édition du jeudi 26 octobre, Le Figaro publie une enquête sur ces fonds publics qui atterrissent dans les caisses de l'EI. Le quotidien révèle que la France a continué à verser des allocations à des familles qui avaient pourtant quitté le territoire pour rejoindre le camp des jihadistes. Environ 20% des combattants français partis au Moyen-Orient en ont bénéficié, précise Le Figaro.

CE constat a été dressé par une unité spéciale de la police, rattachée à la Brigade criminelle, dont la mission est de traquer le financement du terrorisme. Le chef de ce service a donné des explications au Figaro sur ce phénomène : "Quand un individu rejoint une filière, il coupe son téléphone, achète des billets et vide son compte car, dans son esprit, il s'agit d'un départ sans retour". Mais la famille et l'entourage resté en France "sont sollicités pour faire acheminer de l'argent frais", a précisé le policier. 
Les parents récupèrent les aides et les envoient en Syrie
"Munis de leurs cartes avec photos, des parents percevaient les fonds venant de Pôle emploi ou de la caisse d'allocation familiale avant de les envoyer par mandat en direction des zones de combats via la Turquie notamment", a encore expliqué le chef d'unité. Un mécanisme bien rodé, indispensable à l'État islamique pour assurer sa survie. 

"En pleine déroute dans les zones de combat, l'État islamique n'a plus de revenus propres depuis qu'il a perdu la main sur le commerce du coton et du pétrole, décrypte ce policier en col blanc. L'organisation ne peut donc plus rétribuer ses combattants comme avant alors que ceux-ci doivent payer toujours leurs logements, leur nourriture et même leur équipement", a détaillé le policier. Au total, le trafic de fonds publics se chiffrerait à plus de 2 millions d'euros, dont 500.000 euros seraient partis de France entre mi-2012 et mi-2017, conclut Le Figaro.

Le Conseil d'État force une mairie à retirer la croix d’une statue

Laïcité. La commune de Ploërmel, dans le Morbihan, doit procéder au retrait d'une croix surplombant une statue de Jean-Paul II.

C'est ce qu'on appelle une interprétation très restrictive de la laïcité. Après 11 années de recours, le Conseil d'État a confirmé, mercredi 25 octobre, l’injonction prononcée en première instance de retirer une croix surplombant une statue de Jean-Paul II installée sur une place de Ploërmel (Morbihan). Offerte en 2006 par l'artiste russe Zurab Tsereteli au maire de l’époque, le monument - qui fait près de huit mètres de haut -, ne respecte pas la loi de séparation des Églises et de l’État, explique le Conseil d'État.

samedi 21 octobre 2017

L’ex-préfet de Bretagne était "trop fatigué" pour déclarer ses revenus

Un an de prison avec sursis et 50 000 € d’amende ont été requis, vendredi, à l’encontre de Jean Daubigny, l’ex-préfet de Bretagne (2007-2009) et des Pays de la Loire (2009-2012), poursuivi pour fraude fiscale.
« Ce soir, je suis trop fatigué, je le ferai demain » Jean Daubigny a ainsi repoussé sine die, depuis 2011, ses déclarations de revenus. C’est l’explication donnée, vendredi, au tribunal correctionnel de Paris par l’ancien préfet de Bretagne (2007-2009) et des Pays de la Loire (2009-2012). Il comparaissait avec sa femme pour omission volontaire de déclarer ses ressources entre 2011 et 2014, pour un montant d’impôts impayés de plus de 190 000 €.

Regrets

Des faits que le couple n’a jamais contestés. Malgré les « mises en demeure et contacts répétés de l’administration fiscale », il n’y a « pas eu de réaction de votre part, vous qui exerciez alors des fonctions importantes dans l’État?» s’interroge le président.
Jean Daubigny, assume, dit « regretter » tout en étant incapable de s’expliquer. Il répète son « état de fatigue lié à des fonctions extrêmement intéressantes mais intenses. Je ne m’occupais pas de ma vie personnelle ». Précisant avoir régularisé la situation pour les faits qui lui sont reprochés de 2011 à 2014, il indique ne toujours pas avoir déclaré ses revenus pour les années 2015 et 2016… Incompréhension encore.
« État dépressif sévère »
Un médecin a conclu à un « état dépressif sévère », reprend le président et parle de « procrastination dans la vie privée ». L’ancien préfet n’a pas fait valoir ses droits à la retraite depuis 2015. Ce qui montre qu’il n’est pas un fraudeur, note son avocat Jean Veil, qui souligne « l’omission de déclaration des revenus, pas la dissimulation. C’est moins grave ». Le procureur estime que la fatigue « n’empêche pas de déclarer et de payer ses impôts ».
Il a requis un an de prison avec sursis et 50 000 € d’amende. Jugement le 3 novembre.